Méditation pour le dimanche du 6ème dimanche ordinaire

  

« Jésus est-il notre modèle ? »  

 

Il nous est certainement déjà arrivé de nous brouiller avec un membre de la famille ou avec un ami, avec celui qui était pour moi comme : « un frère. » Ce « frère », Jésus le place aujourd’hui au centre de ma vie, il me le fait voir en me disant qu’aux yeux de Dieu, il a même valeur, qu’il soit athée ou croyant 

 

Jésus-Christ donne un nouveau sens à la loi rabbinique : un nouveau sens à notre mode de penser. L’ancienne loi disait de ne pas tuer et Jésus nous dit de ne pas nous fâcher avec notre frère, mais de pardonner. Ne nous arrive-t-il pas de penser, sur notre lit ou dans notre chambre à « ce frère, cette sœur » à qui je n’ai pas pardonné et que j’ai rejeté ? Parfois, il est difficile de pardonner, mais nous avons l’exemple du Christ qui pardonne à ses bourreaux sur la croix.

 

Jésus nous apprend à aimer, car on n’a jamais fini d’apprendre à aimer. « Tout comme on apprend à marcher en marchant, on apprend à aimer en aimant » dit Saint François de Sales. Jésus à travers les Commandements, nous dit d’aimer ce frère, ce frère qui a autant de prix aux yeux du Père que n’importe qui. Alors pensons à tout le bien que cela pourrait nous faire, en pardonnant.

 

À première vue, cet Évangile nous semble bien exigeant, en tout cas, c'est tout un dépassement pour nous et on se sent bien incapable de ne jamais être en colère ! 

 

Ainsi Jésus interpelle les Pharisiens de son temps et par la même, nous interpelle aussi pour aller plus loin que l’ancienne Loi, en nous indiquant une nouvelle Loi, une Loi d’amour… « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux… » Jésus sait pourtant très bien que nous sommes incapables d'être parfait, mais il nous offre son pardon... et nous invite à le donner à notre frère. Ce qui n’est pas chose facile, 

 

Alors, nous qui sommes alités, collés dans un fauteuil roulant, pouvons-nous faire un rapide examen de conscience sur notre vie avec les autres et avec Dieu ? Est-ce qu'il reste encore des gens que j'ai blessés et à qui je n'ai pas demandé pardon ? Inversement, est-ce que j'ai été blessé et attend un pardon ? Suis-je prêt à prier pour demander la grâce à Dieu de me pardonner ? 

 

Seigneur, prend patience avec moi. Aide-moi à aimer assez pour entreprendre une démarche de pardon. Donne-moi ton Esprit pour vaincre mon orgueil et la peur des conséquences de ma démarche.

 

Henri est une personne très âgée mais, bien dans sa tête. Au sein de ce qui reste de sa famille, il a connu le dénigrement, un flot de mensonges à son encontre. Henri raconte : « Je ne pouvais plus les regarder en face lorsqu’ils venaient me voir, tant que je ne leur avais pas pardonné ce qu’ils m’ont fait ! Je ne pouvais plus prier le Notre Père avec les mots que Jésus nous avait enseignés : « comme nous pardonnons aussi… » Alors, raconte-t-il, je leur ai dit : « Je vous souhaite plus de bien, que vous pouvez vous en souhaitez vous-mêmes. »  

 

« Va d’abord te réconcilier… » Pour un chrétien, avant d’aller à la Communion, pour un malade avant d’aller se faire opérer, pour une personne âgée avant de passer de vie à trépas, une réconciliation est l’accueil d’une paix intérieure nécessaire. Mais combien refusent ce pas ? 

 

« Qu’ai-je donc à lui pardonner ? » Il ne faut pas nous imaginer que nous sommes en règle avec Dieu parce que nous n'avons ni tué ni volé. Jésus nous demande de regarder plus loin, et de savoir regarder dans notre cœur non seulement le mal que nous avons fait, mais aussi tout le bien que je n’ai pas fait pour tendre la main à mon prochain. Toutes les fois, où je ne l’ai pas fait, j’ai été en faute contre l’amour qui sauve.