Méditation pour le dimanche des Rameaux

  

« Vraiment Celui-ci était Fils de Dieu ! »  

 

Des soldats, dont on ne sait s’ils étaient croyants ou athées sont rassemblés autour de la Croix de Jésus, faisant leur travail, assurer un spectacle désolant, pour satisfaire les plus curieux. Jésus est cloué sur la Croix, cela fait trois heures qu’il est écartelé et cloué, et ces hommes, ces soldats savent que la mort est imminente, car tout est calculé, ce n’est pas la première fois qu’ils font ce travail. Les deux bandits, des voleurs sont autour de lui et vont aussi mourir. Tous on en après Jésus, car ils l’insultent, se moquent de lui. Nous sommes à la neuvième heure et les ténèbres ont envahi la terre entière depuis la sixième heure c’est-à-dire midi. Pour les soldats comme pour les curieux, il faut vite en finir, le Sabbat approche. « Il se prépare quelque chose, un orage, ou un coup de vent » devaient-ils se faire comme réflexion, de ce temps-là on n’avait pas encore France-Météo pour prédire la météo. Seuls les proches de Jésus voudraient que cela ne se termine pas, il y a Marie sa Mère, Marie femme de Cléophas et l’autre Marie et son disciple bien-aimé, Jésus souffre sur la Croix et il crie : « Eli, Eli, Lama Sabactani ». « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » 

C’est cette douleur intense qui lui arrache ce cri du cœur de Jésus.

 

Les paroles que Jésus adresse au Père sont le début du Psaume 22, dans lequel le Psalmiste manifeste à Dieu la tension entre le sentiment d’être laissé seul et la certitude de la présence de Dieu au milieu de son peuple. Ce cri renferme tous nos cris que nous pouvons lancer surtout que nous sentons que Dieu nous a abandonné, mais en fait Dieu ne nous a pas laissé, il est avec nous et le cri de Jésus nous rappelle son humanité. 

 

Et cela advient aussi dans notre relation avec le Seigneur : face aux situations les plus difficiles et les plus douloureuses, lorsque Dieu semble ne pas nous entendre, nous ne devons pas craindre de Lui confier tout le poids que nous portons dans notre cœur, nous ne devons pas avoir peur de crier vers Lui notre souffrance, nous devons être convaincus que Dieu est proche, même si en apparence il se tait.

 

Jésus s’approche de la mort, nous sommes à la neuvième heure. La nuit est alors totale, Jésus dans un dernier soupir rend son âme au Père : « Père entre tes mains je remets mon esprit. » Matthieu nous rapporte que le rideau du Temple s’est déchiré, que des tombeaux se sont ouverts, que des rochers se sont brisés de nombreux saints ressuscitèrent. Et puis autour de la Croix, Jésus va encore convertir ceux qui ne croient pas : et qui s’exclament, qui constatent en disant ensemble : « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! » 

 

Comme quoi, la Croix sauve, elle sauve le bon Larron, mais aussi ceux qui ont regardé vers Jésus. Alors n’hésitons pas à regarder vers la croix, vers Jésus, nous serons aussi sauvés, comme le centurion et ses amis.